lundi 28 septembre 2009

FIN DU BLOG - THE END

The Voice Of The Lost Souls
ferme / is dead.

mercredi 9 septembre 2009

Oh, The Story! : Sea Of Stars EP

Country : USA
Genre : Alternative / Rock / Pop
Year : 2009
Myspace
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1. The Astronomer
2. Keep Your Eyes To The North
3. Astraea
4. Into The Unknown
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The Astronomer
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Avis de Dracula : Dans le genre la découverte du jour sortie de nulle part, je vous présente Oh, The Story! qui a sorti son EP en mars dernier. Le groupe livre un rock alternatif assez pop et accrocheur mais de bon riffs (Into The Unknown), une voix plutot classe, avec la présence d'un piano ou de choeurs façon grande chorale sur les certains morceaux dont le supertube The Astronomer qui mêle joie et tristesse. Un rayon de soleil en cette période de rentrée (pas pour moi), qui arrive à se démarquer de la concurrence et à se faire remarquer.
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dimanche 6 septembre 2009

Saosin - In Search Of Solid Ground

Country : USA
Genre : Alternative / Rock / Post-Hardcore
Year : 2009
Myspace

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1. I Keep My Secrets Safe
2. Deep Down
3. Why Can’t You See?
4. Changing
5. On My Own
6. The Alarming Sound Of A Still Small Voice
7. Say Goodbye
8. The Worst Of Me
9. It’s All Over Now
10. What Were We Made For?
11. Is This Real?
12. Nothing Is What It Seems (Without You)
13. Fireflies
14. You Never Noticied Me (Bonus Track For Japan)
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Is This Real
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Avis de Dracula : Trois ans après leur premier album acclamé par toute la presse et les fans malgré le changement de chanteur, Saosin était pour le moins attendu au tournant avec ce second effort. Récemment le groupe avait livré un Grey EP sublime, montrant des musiciens plus à leur place que jamais et promettant le meilleur à venir pour ce In Search Of Solid Ground. Le groupe nous apprenait qu'ils avaient bossé avec plusieurs producteurs dont Butch Walker, et que le plus difficile a ensuite été de faire en sorte que le mix des différents morceaux reste cohérent. Alors qu'en est-il finalement ?
On retrouve tout d'abord sur ce disque les trois titres du Grey EP dans des versions retravaillées qui demeurent encore ici incontestablement parmi les tubes de l'album. « Keep Secrets » devient « I Keep My Secrets Safe » et ouvre l'album : les lignes de chant ont été légèrement modifiées mais demeurent tout aussi réussies, le refrain a été changé, pour ma part je préferai celui de l'ancienne version, la grosse surprise qui avait été un passage entièrement crié particulièrement prenant demeure présent mais son final est un peu atténué par des choeurs chantant par dessus, dommage, il avait plus d'impact autrefois; enfin le final est agrémenté de choeurs. « Love Maker » est devenue « The Worst Of Me », c'est celle qui a été le moins modifiée, le chant de Cove a été un peu amélioré, par contre les double voix criant You always mislead me chantent ici et ne crient plus, ce qui enlève un peu de punch à la chanson. Pour finir, « Why Can't You See », la chanson la plus légère des trois a été un peu alourdie au niveau des guitares et sonne moins punk-pop. C'est avec une légère amertume qu'on se surprend à préférer finalement les anciennes versions de ces chansons, plus simples et spontanées. Tout comme j'ai toujours préféré la version EP de « Bury Your Head » sur le premier album.
Il y a également ces morceaux que le groupe a mis en écoute sur Internet avant la sortie de l'album, et qui sont vraiments excellents. Le premier, « Is This Real », possède des cris en double voix dans les couplets (c'est le seul malheureusement) et le refrain est génial avec des choeurs typiquement Saosin, une grosse réussite. Les passages en chant aigu et le passage calme vers la fin sont tout particulièrement beaux. Le second morceau est « On My Own », en fait une nouvelle version de la démo « Uphill Battle » de 2003 qui n'a finalement plus grand chose à voir avec la version originale. Mais pour une fois c'est tant mieux : le groupe a conservé le riff qui tue, tout le reste est changé, le chant est quand à lui excellent. Le final tout tranquille fait penser à Thrice sur The Alchemy Index. Puis le groupe a posté « Changing » peu de temps avant la sortie de l'album, un morceau qui comme son titre l'indique change un peu du style Saosin, il y a un côté AFI dedans, ce qui n'est pas pour me déplaire, le refrain est vraiment catchy, un futur single en puissance.
Puis il y a les nouveaux morceaux. « Deep Down » propose une instrumentation intéressante et originale tout en restant bien rock, les lignes de chant la rendent assez accrocheuse. « Say Goodbye » est un morceau relativement normal pour le groupe bien qu'un peu plus calme, qui ne surprend pas vraiment mais reste très agréable, j'aime tout particulièrement le refrain : Say goodbye, that's all you wanted. Mon petit préféré parmi les inédits est « The Alarming Sound Of A Still Small Voice », cette chanson est vraiment mélancolique, des couplets au refrain vraiment intense : Am I right where I need to be, or is this another distraction is this how I'm supposed to feel.
Le changement vient ensuite avec la présence de nombreuses chansons plus calmes. C'est vrai que tous les textes de l'album parlent d'amour ou sont consacrés à une fille. Personnellemnt ça ne me dérange aucunement. « Nothing Is What It Seems (Without You) » est un peu la nouvelle ballade de lover façon « You're Not Alone » : Tell me how I'm supposed to live without you ? Dans le même registre, « It's All Over Now ». A ce stade il y a quelques chose qui peut poser problème à certains fans, ce nouveau coté limite pop-rock manquant de punch, de gros riffs et de batterie chaotique. Ainsi « What Were Me Made For » a vraiment quelque chose de radiophonique, le morceau final « Fireflies (Light Messengers) » commence carrément au piano et demeure calme : I'll never be able to say I love you, I love you, I love you, les guitares se mèlant aux notes du piano durant près de 8 minutes. Finalement c'est vrai que ces chansons sont les moins effiaces, mais au fil des écoutes on se met à les apprécier de plus en plus.
Quand à la bonus track de la version japonaise « You'll Never Noticed Me » elle est rock et très accrocheuse, elle aurait mérité de figurer dans la tracklist au détriment d'une chanson plus molle.
Pour ceux qui ont suivi de près la mise à disposition des morceux en ligne, le premier constat peut-être décevant car on se dit qu'on connaissait déjà toutes les meilleures chansons du disque, les nouveaux morceaux n'étant pas pour la plupart ceux qui nous accrochent desuite. Puis finalement en comptant les morceaux qui nous plaisent, on constate que la moitié de la tracklist est quand même composée de tubes, et pas des moindres, « I Keep My Secrets Safe » surpasse à elle seule toutes les chansons du Self-Titled à mes yeux. Alors dans ces conditions comment dire du mal de ce dique ? J'ai tellement écouté les chansons du Grey EP ainsi que « Is This Real » et « On My Own » en boucle durant des semaines avant la sortie d'In Search Of Solid Ground... ma déception n'est qu'illusoire parce que j'ai écouté la moitié de l'album avant qu'il sorte, j'aurai été bluffé si j'avais tout écouté d'un coup pour la première fois. Les chansons calmes apportent un changement et sont sympas au final. Et puis merde, cet album est mon album de l'année. Un excellent deuxième disque à la hauteur du premier.
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DL
Sounds Like : Secret & Whisper, Belle Epoque

vendredi 21 août 2009

Jonny Craig - A Dream Is A Question You Don't Know How To Answer

Country : USA
Genre : Rock / Pop / Alternative
Year : 2009
Myspace
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1. So Many of Us Hide Our Black Hearts
2. Istillfeelher PartIII
3. What I Would Give To Be Australian
4. I've Been Hearing That You're Freaky
5. 7 AM, 2 Bottles and the Wrong Road
6. The Garbage Pail Kid Gang Bang
7. Taking Time For All the Wrong Things
8. No Matter How Hard I Dig They Always See Right Through Me
9. I'm Jonny Craig Bitch and I Drive In Reverse!
10. Children of Divorce
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I Still Feel Her Part III
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Avis de Dracula : Jonny Craig est le premier chanteur de Dance Gavin Dance, actuellement dans Emarosa. Comme nombre de chanteurs que j'affectionne tout particulièrement il a une voix particulière et plutot aigue. Les talents du bonhomme ne sont plus à démontrer. Pour cet album solo on retrouve un mélange de rock, de folk, de ballades, et même un petit côté RNB juste ce qu'il faut pour rester plaisant. Isteelfeelhetpart3 est incontestablement la grosse réussite du CD, de plus elle surprend par ses cris sur le final (on attend toujours d'un album solo quelque chose de calme), 7AM, 2 Bottles And The Wrong Road mixe à merveille folk et son electro pour être à la fois mélancolique et rythmée. Taking Time For All The Wrong Things fait aussi parti des morceaux qui m'ont marqué, sur le modèle cité précédemment, un chant calme mais prenant, des instrus envoutants et un refrain plus rock très bien ficelé. J'attendais pas grand chose de ce disque et finalement je me rend compte que j'y revient régulièrement, pas pour l'écouter en entier, mais pour me remettre une ou deux chansons assez souvent.
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Sounds like : Emarosa, Dance Gavin Dance, Anthony Green

Showbread - The Fear Of God

Country : USA
Genre : Alternative / Screamo / Industrial
Year : 2009
Myspace
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1. I’m Lost
2. Nothing Matters Anymore
3. Lost Connection With The Head
4. Regret Consumes Me
5. Out Of My Mind
6. Vehement
7. The Great Emasculation
8. Shepherd, No Sheep
9. Let There Be Raw
10. I Think I’m Going To See You
11. Precursor
12. The Fear Of God
13. Until We Meet Again
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Nothing Matters Anymore
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Avis de Dracula : J'avais quitté le groupe de Tooth & Nails y'a quelques années déjà avec leur Age Of Reptiles, zappant complètement leur dernier double album sorti entretemps. On retrouve sur ce Fear Of God un screamo rock'n'roll des plus efficaces, parsemé de refrains catchy : Nothing Matters Anymore, Vehement, beaucoup d'énergie : The Great Emasculation, le tout avec une touche electro. La première moitié de l'album est la plus rentre dedans, on a droit à un morceau plus rock alternatif entièrement en chant clair avec Sheperd, No Sheep vers le milieu, puis un bon redémarrage explosif avec Let There Be Raw et son synthé plutot classe. Les deux derniers morceaux sont semi-acoustiques pour The Fear Of God puis entièrement.
acoustique pour le final Until We Meet Again. Bon album.
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Sounds like : screamo rock'n'roll with electro

dimanche 9 août 2009

Atticus Dragging The Lake 4

Country : USA
Genre : Punk / Alternative / Post-Hardcore
Year : 2009
Myspace
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1. Thursday – Resuscitation Of A Deadman
2. The Secret Handshake – Nothing Can Change That
3. Settings – Nothing Left to Save
4. The Friday Night Boys – High School
5. In This Moment – Sailing Away
6. Maylene and the Sons of Disaster – Dry The River
7. New Found Glory – Listen To Your Friends
8. Jet Lag Gemini – Fit To Be Tied
9. The Forecast – A Better Man
10. The Classic Crime – Abracadaver
11. VersaEmerge – Past Praying For
12. I See Stars – What This Means To Me
13. Fireworks – Detroit
14. Poison The Well – Slow Good Morning
15. Secret & Whisper – Spider Besider
16. Adeem – Army of None
17. A Rocket to the Moon – If Only They Knew

CD 2/2

1. Whitechapel – Father of Lies
2. August Burns Red – Chasing the Dragon
3. Unearth – Grave of Opportunity
4. God Forbid – War of Attrition
5. Impending Doom – More Than Conquerors
6. Architects – Early Grave
7. Evergreen Terrace – Wolfbiker
8. Cancer Bats – Deathsmarch
9. All Shall Perish – Never…Again
10. In Flames – Alias
11. Lazarus A.D. – Thou Shall Not Fear
12. MyChildren MyBride – The Machinist
13. Vanna – Safe to Say
14. Meshuggah – ObZen
15. The Faceless – Cold Calculated Design
16. Winds of Plague – One Body Too Many
17. Across The Sun – Angelic Deception
18. The Ghost Inside – Faith Or Forgiveness
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Avis de Dracula : De quoi faire avec ces deux CD qui recouvrent pas mal des meilleurs groupes de la scène plus pas mal qui me sont inconnus, le moyen idéal de découvrir, c'est le but des compils après tout.
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vendredi 7 août 2009

Brand New - At The Bottom (single)

Country : USA
Genre : Alternative / Indie / Rock
Year : 2009
Myspace
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1. At The Bottom
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Avis de Dracula : Parce que vous aussi vous en pouvez plus d'attendre jusqu'à l'album ! Enjoy.
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Sounds like : Manchester Orchestra, As Cities Burn, Morrissey

Thrice - Beggars

Country : USA
Genre : Alternative / Post-Hardcore / Experimental
Year : 2009
Myspace
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1. All The World Is Mad
2. The Weight
3. Circles
4. Doublespeak
5. In Exile
6. At The Last
7. Wood & Wire
8. Talking Through Glass
9. The Great Exchange
10. Beggars
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All The World Is Mad (live)
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Avis de Dracula : Thrice... ce nom me renvoie à ma rencontre avec l'emo, avec Thursday, deux grands noms qui resteront gravés. Après des disques tous meilleurs les uns que les autres aux yeux des fans, le groupe avait pris un sacré tournant avec ses dernieres sorties, un ambitieux projet de quatres EP entièrement autoproduits ayant chacun pour thème un des élements naturel : The Alchemy Index. On y retrouvait un groupe à la fois beaucoup plus calme, avec de la boite à rythme, de la country (influence de l'album solo folk du chanteur) et paradoxalement leur morceau le plus bourrin à ce jour : The Flame Deluge. Pour mapart, ces quatres Ep sont une merveille, pour d'autres une grosse déception. Le groupe voulait quelque chose d'un peu plus énergique pour ce nouvel album.
All The World Is Mad débute sur une basse groovy très lourde façon limite Korn, puis des riffs bien rock, le refrain un des plus mélancolique du groupe « Something's gone terribly wrong, with everyone, all the world is mad, darkness brings terrible things, the sun is gone ». Un très beau morceau bien efficace, je dirai même plus, mon préféré. L'intro de The Weight fait un peu country, la guitare toujours très groove nous gratifie d'excellentes notes, dans le refrain Dustin se met à crier tout en chantant : ces deux premières chansons ont vraiment quelque chose de The Artist In The Ambulance, et sont, à mon goût, les deux meilleures du disque.
Circles renvoie directement à ce qui a été fait sur The Alchemy Index : un morceau très lent au piano bercé par la voix chaude de Dustin... malheureusemnt il manque quelque chose pour que ça décolle vraiment.
Doublespeak est un peu plus déconcertante : elle commence comme un morceau jazz avec son piano; finalement le refrain fait penser à Vheissu, avant que la chanson ne parte en rock avec un changement de tempo soudain à la Brand New.
In Exile fait dans le mid-tempo toujours très groove, jolis accords pour commencer, chant entrainant et tout particulièrement beau dans le refrain.
On repart sur quelque chose d'un peu plus rapide avec At The Last, le morceau se calme en fait juste pour le couplet cafardeux avant de repartir soudainement pour le refrain semi-énervé toujours dans un esprit Brand New. Le final est vraiment bon avec une belle montée en intensité. Wood & Wire fait très post-rock, très calme, seul le refrain nous arrache un peu d'émotion.
Le groupe repart avec un début endiablé crié par Dustin sur Talking Trough Glass, d'ailleurs la chanson est presque entièrement criée, sur un rythme qui ferait passer les groupes de rock indie anglais pour des clowns. Une réussite, spécialement à partir du milieu, un peu plus poignant et énervé.
The Great Exchange est un autre de ces morceaux calmes avec une ambiance assez envoutante, il ne décolle vraiment que dans le refrain qui est magnifique. Puis enfin le morceau final, Beggars. Son intro m'a directement fait penser au morceau final du dernier Anberlin : Misearbile Visu, ça tombe bien c'est une de mes chansons préférées. Ici Dustin lache son chant le plus larmoyant, le plus émouvant, sur des instrus qui vont s'énerver au fur et à mesure que le chant devient plus agressif et écorché. Vraiment vraiment vraiment magnifique et une façon parfaite de clore cet album.
Thrice avance. On retrouve un côté à l'ancienne sur les morceaux les plus rock, le tout travaillé à la façon d'un Alchemy Index, ce qui donne des morceaux vraiments riches, différents, qui peuvent flirter autant avec le post-hardcore que le post-rock ou le blues. Mais Beggars est peut-être aussi l'album le plus difficile d'accès du groupe. Il m'a fallu de nombreuses écoutes avant de le cerner, et à l'heure de cette chronique, je ne peux affirmer le connaître par coeur et suis sûr d'en découvrir encore les saveurs en même temps que mon avis évoluera, en mieux forcément. C'est aussi un belle continuité à la constante évolution musicale du groupe, même si, on ne peut le nier, les compos n'ont plus l'efficacité et le rentre-dedans du Thrice d'autrefois. Mais c'est un groupe avec une âme, et Beggars, qu'il plaise ou non, est un très beau disque. Le groupe a souffert du leak prématuré de son album deux mois avant sa sortie officielle... j'ecourage tout le monde à, autant que possible, acheter leur album.
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Sounds like : Thursday, Brand New, Dustin Kensrue

Children Of Nova - The Complexity Of Light EP

Country : USA
Genre : Progressive Rock / Alternative / Post-Hardcore
Year : 2009
Myspace
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1. The Complexity of Light
2. Arcaedion
3. The Fall of Aphonia
4. Second Sight Blackout
5. The Order
6. We Collide
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Live
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Avis de Dracula : Children Of Nova est un de ces groupes de rock progressif / expérimental à la Coheed & Cambia, The Fall Of Troy voire même The Sound Of Animals Fighting. De Coheed le groupe reprend le concept dans les textes, les compos sont riches avec quelques bidouillages electro voire même du tam tam (l'intro de The Complexity Of Light), de nombreux breaks de batterie excellents, les mauvaises langues qualifiant le groupe de rock intello. Le chant quand à lui est absolument sublime, partant parfois très haut dans les aigus (The Fall Of Aphonia), les refrains épiques et accrocheurs (Arcaedion), le groupe rappellant parfois même les grands groupe de rock des années 80 (Queen, Scorpions) sur Second Sight Blackout par exemple. On a même droit à un petit moment screamé sur The Order.
Sorti de nulle part Children Of Nova impose sa touche avec ce premier EP. On a l'impression d'assister à un grand opera rock (un vrai, pas un façon Green Day). Très beau disque.
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Sounds like : Coheed & Cambria, The Fall Of Troy, The Sound Of Animals Fighting

mercredi 5 août 2009

Anchor & Braille - Felt

Country : USA
Genre : Ambient / Acoustic / Piano
Year : 2009
Myspace
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1. Rust (The Short Story of Mary Agnosia)
2. Like Steps in a Dance
3. Blur
4. Introspect
5. Summer Tongues
6. Calm, Calm, Calm Yourself
7. Wedding / Funeral
8. Sleep. When We Die
9. Forget Love, I Just Want You to Make Sense to Me Tonight
10. Sing Out
11. Sheet Music / Sheet Music
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Wedding / Funeral
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Avis de Dracula : Deux ans après un premier vinyle 7" de seulement deux chansons mais assez prometteur, Anchor & Braille livre son debut album. Ce groupe c'est avant tout le side-project de Stephen Christian, chanteur d'Anberlin, accompagné d'Aaron Marsh, chanteur de Copeland, au mix et à la prod. C'est également le premier disque sur le propre label de Stephen : Wood Water Records. Le titre de l'album se veut un reccueil de ressentis, plus particulièrement de regrets et de coeurs brisés. Voilà, les présentations sont faites.
A l'opposé du groupe Anberlin, A&B se base essentiellement sur des claviers, pianos et guitares acoustiques.
Rust débute tout doucement en acoustique / batterie, la voix dans le refrain introduit le magnifique fausset : une voix peu puissante utilisant le registre le plus aigu. Like Steps In A Dance débute sur un piano, le titre est un peu plus dansant surtout dans le refrain en fausset encore une fois.
Blur reflète bien son titre et est un peu plus mélancolique et triste : des couplets émouvants et un refrain réussi. A vrai dire la première qui m'accroche vraiment vraiment. Dans le même genre Inretrospect, anciennement nommée Sound Asleep sur le 7", tout aussi poignante : « Is this heaven or is this hell ? I'm to drunk, to drunk to tell ».
Summer Tongues marque la présence de cordes insistantes et d'une batterie lente, finalement cet album est assez blues/jazz. Calm, Calm, Calm Yourself ressemble à une chanson de comédie musicale, assez spéciale mais finalement assez accrocheuse, surtout dans son refrain
Wedding/Funeral, déjà présent sur le 7" et quel morceau ! Mon préféré déjà avant, et il reste toujours le meilleur morceau de l'album à mon goût : sûrement la plus triste, tant au niveau du chant (qui vous arracherait des frissons) que des paroles plus que magnifiques; on ne sait pas si le chanteur parle d'un mariage ou d'un enterrement, et l'ambiguité du contexte fais tout le charme de cette chanson. Sinon, on peut penser qu'il regarde la femme qu'il aime épouser un autre homme, et pour lui c'est comme si elle mourrait car rien ne sera plus jamais comme avant. De plus la chanson a été ré-enregistrée et le changement se sent : le chant sensiblement différent, mais surtout une guitare électrique fait une apparition discrète dans le pré-refrain tandis que de nouveaux choeurs apparaissent en milieu de morceau.
Sleep, When We Die est encore une chanson triste et belle au piano, on y note la présence d'un chant féminin accompagnant Stephen. On reste dans la ballade piano chialante avec Forget Love, I Just Want You To Make Sens To Me Tonight, une de celles qui sonnent le plus triste, vraiment belle et un refrain envoutant. Et voilà que Aaron vient poser son chant aux ¾ du morceau, qui se finit sur un solo de gratte électrique... du grand art.
On retourne en acoustique avec Sing Out, agréable avec un joli refrain. Mais c'est avec du piano à nouveau que l'album se ferme sur Sheet Music, un morceau assez soul / blues, toujours un beau refrain.
Après avoir adoré la première sortie du groupe (enfin, il s'agit plus d'un projet solo), j'ai eu un peu peur à l'écoute des premiers extraits de Felt : un peu plus joyeux, bizarres, speeds (Like Steps In A Dance) que ce que j'aimais à la base : la mélancolie et le chant triste. Heureusement je retrouve sur ce disque ce que j'esperais y trouver, peut-être juste un peu moins catchy. On peut reprocher le fait que les morceaux auront tendance à se ressembler pour un novice, mais au fil des écoutes la beauté des arrangements, de la voix et des textes se réveleront à vous. A écouter « comme un musée la nuit, les lumières éteintes » selon Stephen. Meilleur que les albums solos d'Anthony Green et Dustin Kensrue.
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Sounds like : Anberlin, Copeland, Morrissey

lundi 27 juillet 2009

Fickle - ID

Country : France
Genre : Punk-Pop / Alternative
Year : 2006
Myspace
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1. Plus le Temps
2. Virginia
3. Best Friendz
4. Au Nom du Progrès
5. Tears of Hate
6. Demain
7. Hey Ho, Let’s Go !
8. Secret Garden
9. L’Oracle
10. The Change to Come
11. Pseudo
12. Fantômes
13. Day Wasted
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Hey Ho Let's Go !
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Avis de Dracula : Je cherchais un album de punk-pop en français à vous filer pour l'été, et je n'ai pas réussi à trouver mon CD de Minimum Serious. Mais en cherchant je suis retombé sur mon album de Fickle. C'est un groupe d'Aix-en-provence, par chez moi dans le sud héhé. Malheureusement ils ont splitté l'an dernier. ID était leur second album.
On y retrouve un punk-pop avec un son assez lourd, rien d'original mais on y retrouve tout ce qui peut faire le succès d'un groupe du genre, le chant en français en plus : Plus Le Temps, Virginia, des morceaux plus speeds comme Au Nom Du Progrès, avec des textes quand même plus matures que les filles et les party, et sinon pour finir Demain et surtout Fantômes pour les autres tubes punk-pop. Quand à Hey Ho Let's Go ça sonne carrément comme une chanson de Green Day en français !
Le groupe a ausis des chansons en anglais : pop pur et dur avec Best Friendz, deux ballades : Tears Of Hate orchestrée et Day Wasted, Secret Garden plus rock.
Enfin on trouve quelques cris et des morceaux plus bourrins pour donner la touche "emo" : L'Oracle et son passage crié, ou encore la plus bourrine de toutes : Pseudo.
Du punk-pop, des textes bien écrits, du soleil, un peu de cris, et quasiment tout chanté en français, du bon.
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From Heaven We Fall - Hopeful Times [EP]

Country : France
Genre : Scremo / Metalcore / Hardcore
Year : 2008
Myspace
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1. If You Were Me
2. May This World
3. The Last Chapter
4. We'll Save Your World
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The Last Chapter
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Avis de Dracula : From Heaven We Fall est un groupe de Perpignan, sud de la France. Sur ce premier EP 4 titres sorti l'an dernier mais comportant des chansons écrites bien avant le groupe semble hésiter entre screamo et metalcore. Ou bien alors se fait-il juste plaisir en mariant ses deux influences majeures, un peu comme le faisait From Autumn To Ashes.
Ainsi si If You Were Me est plutot screamo : elle débute par des arpèges et un spoken word suivi de cris déchirants, le morceau suivant, May This World, débute quand à lui avec des riffs et une batterie typiquement metalcore, seule la façon d'hurler demeure celle du screamo. Les morceaux sont relativement longs (entre 4 et 6 min) avec de nombreux changements de rythme et de variations de chant : parlé, crié, mais aussi un excellent chant clair bien que plutot rare, qu'on entend notamment sur We'll Save Your World. Les textes restent dans le délire de la scène : "may this world make me dream again ?".
Entre screamo et metalcore, toujours mélancolique, un premier essai plus que sympathique en guise d'introduction.
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DL

samedi 18 juillet 2009

The Used - Artwork

Country : USA
Genre : Alternative / Punk / Metal
Year : 2009
Myspace
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1. Blood on My Hands
2. Empty with You
3. Born to Quit
4. Kissing You Goodbye
5. Sold My Soul
6. Watered Down
7. On the Cross
8. Come Undone
9. Meant to Die
10. The Best of Me
11. Men Are All the Same
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Come Undone
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Avis de Dracula : Pour beaucoup de gens, dont moi, The Used c'est avant tout un album, le self-titled. Un petit bijou sorti en 2002. Rien de ce qu'ils ont sorti ensuite n'égalera aux yeux d'un fan ce premier disque. De plus leur excellent batteur les a quitté après le deuxième album pour rejoindre son groupe préféré : Rancid. Pour ce quatrième album le groupe souhaitait un son complètement différent et a donc fait appel pour la première fois à un autre producteur que John Feldman : Matt Squire (Panic!, Cute Is What We Aim For.)
D'entrée le son est limite metal, le premier morceau est splutôt ympa, assez accrocheur avec quelques passages criés. Le groupe a toujours fait bonne impression sur sa première piste. Le second, Empty With You, se veut plus léger, mais sans sonner punk-pop comme le groupe pouvait le faire avant, ici c'est plus rock alternatif. Le refrain est vraiment bien.
L'intro de Born To Quit avec ses gros riffs nous rapproche encore un peu plus du metal ou du gros rock lourd, puis ça ralentit et le refrain qui arrive n'est pas très accrocheur malgré la présence maintenue des riffs en fond, seul sa toute fin (du refrain) un peu criée décolle.
Kissing You Goodbye est la première ballade, au piano, qui arrive vachement tôt sur l'album. La chanson fait tout pour nous faire pleurer mais pourtant lorsqu'on a en tête Blue And Yellow ou Hard To Say on y reste plutôt insensible. Bon le final est quand même pas mal avec plusieurs voix et Bert qui crie un peu.
Sold My Soul démarre lentement avec quelques notes de piano qui reviendront par moment ensuite, puis part dans une ambiance sombre avec une ligne de chant accrocheuse, spécialement dans le refrain.
Le groupe a jugé bon de nous placer une seconde ballade à ce moment là : Watered Down. La chanson pop par excellence, gentillette comme il faut, le refrain est quand même sympa. Le sample final fait transition avec On The Cross, directement plus bourrine, qui pourtant devient vite mou malgré la présence de cris.
On oublie tout le reste, Come Undone s'impose comme le meilleur morceau du disque. Les couplets sont lents mais émouvants et réussis, la montée du pré-refrain très réussie, et le refrain quand à lui est sublime, avec un chant qui flirte avec le clean et le scream. S'il ne fallait retenir qu'un seul morceau ce serait assurément celui-ci.
Meant To Die me semble un morceau assez quelconque, le refrain un peu plus speed est assez accrocheur. The Best Of Me met longtemps à démarrer sur une intro très sombre puis envoie d'un coup des riffs vraiment lourds et réussis, puis dès que le chant arrive tout se calme; avant de repartir en cris de foufous dans le pré-refrain suivi d'un refrain chanté agréable. Le final nous glisse un solo de gratte dissonant. Le morceau final part dans la même ambiance : son lourd et noir, chant calme avec quelques notes de synthé pour le côté inquiétant, puis pré-refrain hurlé et refrain chanté. Le final reprend le refrain de Kissing You Goodbye. Mais bon, rien de profondément marquant.
C'est clair que le The Used des débuts est mort et enterré sur ce disque. Après un second album un peu mou, le troisième revenait à quelque chose de plus énergique, tout en conservant le côté orchestré du second. Ici on fait table rase de tout ça : que du rock et des grosses grattes, un peu de piano par-ci par-là, un son très noir. Peut-on aimer The Used pour ce qu'ils sont aujourd'hui ? Oui, le côté plus bourrin plaira même à certains, on sent qu'ils ont voulu abandonner le côté pop et servir un truc sincère. Pourtant, au final, tout ça semble très lisse et très peu de morceaux sont vraiment marquants sur ce disque. Le moins bon du groupe, à écouter pour Come Undone.
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DL

jeudi 16 juillet 2009

RQTN - Monolithes En Mouvement

Country : France
Genre : Post-Rock / Ambient
Year : 2009
Myspace
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1. Debout, Décharges Passives
2. Comme Suspendu A Regarder Passer, Sans Jamais Toucher
3. Le Point Culminant, Le Réveil, Les Mains Brumeuses
4. Effleurer Du Doigt, Déplacer Les Masses
5. Remuer Les Pieds Dans L'Eau, Les Yeux Clairs
6. Aurore, Lettres Manuscrites (G. Hoepffner)
7. Départs Et Décalages
8. Marcher A L'Envers Et Détourner Le Regard. Sur Le Rebord.
9. Photographies, Emulsion. Interprétations
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Teaser
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Avis de VisualMusic : A l’image de la quantité de paroles sur "Monolithes En Mouvements", les mots vont être difficiles à trouver pour parler du dernier LP de RQTN. On va commencer simple en essayant de décrire le genre.
Des pianos qui se superposent doucement, des cordes, une touche de clavier, un beat bien placé qui s’amorce et transpose l’atmosphère d’une chanson ("Remuer Les Pieds Dans L’Eau, Les Yeux Clairs"). C’est ça "Monolithes En Mouvements". Oui, "Remuer Les Pieds Dans L’Eau, Les Yeux Clairs" est une seule et même chanson. Le titre est à rallonge, comme tous les autres et on se demanderait presque ce qu’ils font associés avec ces morceaux simples et purs. On oublie vite, car après tout un titre et une chanson sont faits pour être ensemble, c’est un choix de l’artiste et on ne se permettra pas de le remettre en cause. D’ailleurs, ces titres ont le mérite de nous orienter, nous guider, dans ce flot d’émotions. Une sorte de fil conducteur pour s’imaginer le film dont chaque titre de l’album est la bande originale. Il ressort en effet un côté très cinématographique dans tout l'album. L’avantage ici étant qu’aucun film ne s’y associe, et aucune image ou émotion ne nous est donc imposée pendant l’écoute de chaque titre. Une bande originale encore vierge en quelque sorte.
On pourrait trouver une quantité gargantuesque d’adjectifs pour décrire cet album : envoutant, aérien, enivrant, apaisant, planant, magique, mystérieux, hypnotique. On pourrait également se résumer au classique et primaire "c’est trop beau mais c’est déprimant". Certes , "Monolithes En Mouvements" ne procure pas une énergie et une joie de vivre exceptionnelles, mais si l’on va au-delà de cet aspect sombre et mélancolique, on parvient à discerner un panel d’émotions impressionnant ("Debout Décharge Passive"). Cette variété est principalement due à la qualité de jeu exceptionnelle de Mathieu Artu au piano, que l’on peut saluer, aussi bien d’un point de vue technique ("Départs Et Décalages") qu’au niveau des nuances (tous les titres).
La composition fait preuve d’une modernité étonnante, en contraste avec le son cristallin et pur du piano ("Le point culminant, Le Réveil, Les Mains Brumeuses"). La patte de Radius System est également bien visible sur "Aurore, Lettres Manuscrites" que Gregory Hoepffner a réécrit. Cela n’empêche pas le titre de rester dans la continuité de l’album, sans trancher radicalement des autres titres. La fluidité étant présente dans chaque titre, et sur l’album dans sa globalité.
"Monolithes En Mouvement" est un album intimiste, à écouter seul et calmement. Il est monolithique dans la composition, mais mobile et varié dans les émotions transmises. On adore ou on aime pas, le choix est rapide et simple. Il est proposé gratuitement alors il n’y a aucune excuse pour y échapper.
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mardi 14 juillet 2009

Set Your Goals - This Will Be The Death Of Us

Country : USA
Genre : Punk-Pop / Hardcore / Alternative
Year : 2009
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1. This Will Be The Death Of Us
2. With Hoffman Lenses We Will See The Truth
3. Look Closer
4. Summer Jam
5. Like You To Me
6. The Fallen...
7. The Few That Remain
8. Equals
9. Gaia Bleeds (Make Way For Man)
10. Flawed Methods Of Persecution And Punishment
11. Arrival Notes
12. Our Ethos: a Legacy To Pass On
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Set Your Goals - "this will be the death of us"



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Avis de Dracula : Set Your Goals est un groupe qui mèle habilement punk-pop et punk hardcore. Je mentirai si je disais que leur premier effort Munity! m'avait vraiment emballé. Il présentait une palette sympathique de chansons poppy et joyeusement hardcore, mais sans plus quoi. Avec leur second album, le groupe a décidé de nous montrer son côté obscur.
Dès le premier morceau éponyme, tous les éléments sont en place : ce qui saute aux yeux, la production et le mix bien meilleurs, mais aussi la lourdeur des instruments, puis les riffs monstrueux, le talent et les mélodies des deux chanteurs, les passages hardcores scandés "break break break!", le feat remarqué de Vinnie Caruana (I Am The Avalanche) et le sample final. Ce morceau est une tuerie tout simplement.
Tandis que la piste suivante de quelques secondes fait office de transition, on retrouve le côté plus punk-pop du groupe avec quelques tubes : Look Closer, Summer Jam, Like You To Me, The Fallen : les deux chanteurs alternent leur chant parfois limite rappé sur des riffs endiablés.
The Few That Remain revient à quelque chose de moins joyeux, et surtout la bonne surprise c'est Hayley Williams de Paramore qui vient se la jouer hardcore au milieu du morceau, excellent !
Equals est un excellent morceau punk-rock, mais la véritable bombe arrive avec Gaia Bleeds : tout simplement le morceau le plus lourd jamais écrit pas le groupe. Riffs écrasants avec le featuring de Jon Gula (Turmoil) qui vient pousser la gueulante.
Puis encore un morceau punk-rock plus sérieux avec Flawded Methods Of Persecution And Punishment avec un très beau refrain chanté.
En guise d'avant dernier morceau : Arrival Notes, une intrumentale acoustique qui enchaine avec le morceau final Our Ethos : A Legacy To Pass On. Encore un morceau bien lourd, vraiment accrocheur avec un refrain parfait et la présence de Chad Gilbert de New Found Glory, des choeurs épiques, une montée en puissance jusqu'à l'acapella final : sublime.
Plus lourd, plus puissant, des feats de qualité, Set Your Goals sort un deuxième album meilleur que le précédent sans aucun doute.
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